Politique

Crise au CAR, c’est fini, bientôt chef d’un nouveau parti politique

Publié le vendredi 24 juin 2016, par La Rédaction

La crise qui secoue le Comité d’Action pour le Renouveau(CAR), poursuit son chemin avec un nouveau rebondissement intervenu le weekend dernier. 33 fédérations du parti, donnent un ultimatum d’un mois au président national, Me Apévon Dodji, afin qu’il organise un congrès pour renouveler les instances dirigeantes. Une situation qui ne favoriserait pas le président national en ‘’guerre’’ contre son mentor, président d’honneur, Me Agboyibo.

Apévon est-il entrain de perdre la bataille ?

Au vue de la tournure que prennent les événements, on n’est tenté de répondre par l’affirmatif.

En effet, en vue de trouver une solution à la crise, il a été prévu une réunion qui s’est tenue le samedi dernier à Lomé. La rencontre selon les informations, a regroupé 33 fédérations sur les 36 que compte le parti. A la fin, il a été décidé l’organisation dans les meilleurs délais d’un congrès électif, seule alternative de sortie de crise. Ainsi, injonction a été faite à Me Apévon de convoquer un congrès extraordinaire. Une manière de faire parti tranquillement l’actuel président du parti. Selon les informations, des slogans exprimant l’agacement des responsables de ces fédérations à l’encontre de Me Apévon fusaient de partout dans la foule. « Agban agbodji » qui signifie, « bagages au dehors ». Une manière de montrer leur détermination à en finir avec le président national.

Le président national du CAR a-t-il vraiment la chance de s’en sortir ?. « Me Apévon est foutu, il verra du noir », nous a confié un proche du parti, apparemment hostile à Apévon. Pour lui, Me Agboyibo n’est pas encore « mort ». « Il est encore puissant ce monsieur et il faut compter avec lui », a –t-laissé entendre.
Par ailleurs, depuis le weeekend, les réseaux sociaux diffusent une vidéo, montrant, une altercation entre militants du CAR. La scène se serait passée le samedi à Vogan, fief du parti, où certains militants ont failli en venir aux mains. En écoutant la vidéo, on entend crier « honorable », « honorable ». De même, l’on pouvait apercevoir sur la vidéo, le député Kissi vêtu de rouge, couleur du parti, qu’un groupe de personnes escortait, jusqu’à sa voiture. D’après les informations, au même moment que les 33 responsables des fédérations se réunissaient à Lomé, au même moment une autre réunion se tenait à Vogan, pour le même problème.
Nos tentatives pour joindre l’honorable kissi ont été vaines. Tous nos appels sont restés sans réponse. De même, le président d’honneur que nous avons tenté de joindre, n’a pas voulu décrocher.

Me Apévon, qui séjourne actuellement à Genève en Suisse, dans le cadre d’une mission de l’Assemblée nationale, reste aussi injoignable.

Des indiscrétions font état de ce que ce dernier serait en passe de créer un parti pour le rallier au CAP2015. De rencontres de présentations de stratégies auraient été faites entre lui et Jean-Pierre Fabre. Ce dernier aurait marqué son soutien à l’initiative de Me Apévon de créer son parti politique. Toutes ces informations restent encore à vérifier auprès de l’intéressé lui-même à son retour.
Pour plusieurs observateurs, cette bataille que se livrent les deux camps, celui d’Abgoyibo et celui d’Apévon risque fort bien de tourner en faveur du premier. Non seulement il a la ruse politique bien plus aguerrie qu’Apévon, mais aussi dispose de moyens.

En tout état de cause l’on attend le retour de président national du CAR Me Apévon pour voir ce qu’il en sera. Puisque d’autres sources indiquent que l’acte des 33 fédérations reste nul et non avenu et ne cadre pas avec les textes du parti qui stipulent que seul le comité directeur peut décider de la tenue d’un congrès extraordinaire. On parle également de l’illégitimité de ceux qui sont présentés comme responsables fédéraux.

Les 3 fédérations qui ne se sont pas associées à la démarche, sont la fédération de Sokodé, celle de Sotouboua et celle de Bafilo.

Pour plusieurs observateurs, le CAR suit désormais les traces de l’UFC, il ne fait plus aucun doute.