Politique

Togo-Manifestations et Rapport du REJAA-RAIDHS : l’exécutif togolais récuse le contenu, s’indigne et désapprouve !

Publié le mardi 13 février 2018, par Lemessager-actu

Le gouvernement a récusé mardi le contenu d’un rapport d’enquête préliminaire publié par deux associations de défense des droits de l’homme faisant état de 100 morts au cours des manifestations politiques organisées ces 6 derniers mois au Togo. C’est à travers un communiqué publié ce mardi, que le gouvernement a exprimé son ‘indignation’, sa ‘vive réprobation’ et sa ‘désapprobation’ face aux ‘allégations contenues’ dans le rapport jugé ‘tendancieux’, ‘insultant’ et ‘manipulateur’, publié lundi 12 février par le Regroupement des Jeunes Africains pour la Démocratie et le Développement, Section-Togo (REJADD-Togo) et le Réseau Africain pour les Initiatives de Droits de l’Homme et de Solidarité (RAIDHS).

‘Le gouvernement n’a jamais manqué de démontrer sa bonne foi et sa volonté de transparence en faisant régulièrement le point sur les manifestations organisées par les partis politiques’, souligne le communiqué, qui précise que les manifestations politiques sont suivies depuis novembre 2017 par un observatoire mixte composé de tous les acteurs, autorité publique, défenseurs des droits de l’homme, force de sécurité, les organisateurs etc…

Pour l’exécutif togolais, le bilan de morts tel qu’issue du monitoring mené par les organisations de défense des droits de l’homme souffre d’une diversité.

Il s’estime à 9 selon Wanep, 14 morts selon le Cacit et 20 morts selon les organisateurs mais en réalité selon le gouvernement le bilan officiel fait plutôt état de 7 morts par balles et 7 morts par diverses causes dont deux militaires égorgés.

Il en résulte donc, rapporte le communiqué que les chiffres avancés par ces deux associations, signataires du rapport publié ce lundi 12 février sont en déphasage totale avec la réalité, dénués de tout fondement et ne reposent sur aucune preuve palpable.

Raison de plus pour l’exécutif de togolais de récuser totalement sans demie- mesure ces chiffres tendant à troubler la paix et remettre en cause les efforts inlassablement entrepris pour renforcer les acquis en matière du respect des droits de l’homme (...), rapporte le communiqué.

Il s’indigne par ailleurs, rejette fondamentalement ces allégations et déplore les affirmations tendancieuses et irresponsables du rapport et appelle les organisations de défense des droits de l’homme au Togo à plus d’objectivité et de professionnalisme.

Enfin, il se réserve le droit de donner une suite judiciaire au contenu du rapport au moment opportun.

Par Charles Djade